
Le bilan et de la méthode d’Emmanuel Macron suscite de vifs débats en France. Pour y voir plus clair, on peut analyser ses actions, son style de gouvernance et les critiques qui lui sont adressées.
Un bilan contrasté (le « bien » et le « moins bien »)
- Sur le plan économique et international : Ses partisans mettent en avant la baisse du chômage par rapport au début de son premier mandat, une politique pro-entreprises favorisant l’attractivité de la France pour les investissements étrangers, ainsi qu’un leadership affirmé sur la scène européenne.
- Sur le plan social et financier : Ses détracteurs critiquent vivement la dégradation des finances publiques (dette et déficits élevés) et l’affaiblissement de services publics essentiels comme l’hôpital ou l’éducation. De plus, de nombreux Français estiment que sa politique a surtout favorisé les classes les plus aisées, au détriment du pouvoir d’achat des classes moyennes et populaires.
Le rapport au peuple et le style de gouvernance
Il est fréquent d’entendre que le président « n’en fait qu’à sa tête ». Ce sentiment découle d’un style de gouvernance souvent qualifié de vertical ou de « jupitérien ».
En France, la Constitution de la Cinquième République confère de grands pouvoirs au président, ce qui lui permet de mener des réformes sans recourir systématiquement au référendum. L’utilisation d’outils institutionnels (comme le 49.3 par ses gouvernements successifs pour faire passer des lois sans vote) a renforcé cette impression de passage en force chez une grande partie de la population, même si ces mécanismes sont tout à fait légaux et démocratiques sur le plan constitutionnel.
Existe-t-il un pouvoir « au-dessus » de lui ?
Il n’y a pas de dirigeant secret ou occulte qui gouverne le président. En revanche, comme tout chef d’État moderne, Emmanuel Macron est soumis à des contraintes majeures :
- Les règles de l’Union européenne : Notamment en matière de traités économiques, de concurrence et de limites budgétaires.
- La mondialisation : Les marchés financiers et la dépendance économique de la France vis-à-vis d’autres puissances mondiales (pour l’énergie, les technologies, etc.) restreignent considérablement la marge de manœuvre de n’importe quel gouvernement.
Le président accepte ces règles car son orientation politique est fondamentalement pro-européenne et insérée dans la mondialisation, convaincu que la France est plus forte au sein de ces alliances que si elle s’en isolait.
Où va la France ?
La perception d’une « dégénérescence » reflète une baisse de confiance généralisée, avec des indices de popularité présidentielle particulièrement bas. Le pays traverse une période de fortes tensions politiques, de fractures sociales et d’inquiétudes majeures concernant l’avenir économique et le système social. Que cette situation continue ou s’améliore dépendra des prochains arbitrages politiques et économiques, ainsi que des échéances électorales à venir qui permettront aux citoyens de trancher.

