Les gens vont vous pendre et ils auront raison… (parlement européen, 21/11/2013)

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Ouverture de Burger King: «On fait bien la queue pour une attraction à Disneyland»

j’ avoue être toujours autant surpris et déçue de voir autant de monde se rassembler pour faire la queue de 45 minutes à une heure, pour savourer une superbe alimentation. Comme quoi !!!, le pouvoir des réseaux sociaux, des médias ne trompent pas. Les jeunes ont des priorités, savent se bouger, mais pas pour tout…..
Se ruer pour avoir la dernier « phone » en promotion, quitte à se l’arracher, faire la queue pendant des heures pour manger de drôle de chose…. C’est rentré dans les « normes ».. On l’accepte comme l’on accepte d’être licencié pour du bénéfice. Mais là; On ne perd pas de temps .

REPORTAGE – Il y avait du monde, ce lundi, pour l’ouverture du fast-food dans la gare Saint-Lazare (8e). «20 Minutes» était sur place…

«On avait prévu le coup.» Au premier étage de la gare Saint-Lazare, une file d’attente interminable serpente devant Burger King. Un imposant service de sécurité veille au grain. Et laisse rentrer au compte goutte. Il est 16h30 ce lundi. Une demi heure plus tôt, le roi du burger ouvrait les portes de son restaurant parisien. Le premier depuis la fermeture de l’enseigne, en 1997.
>> Pour lire notre décryptage de la communication de Burger King, c’est par ici

Et l’info, largement relayée sur les réseaux sociaux, a fait rappliquer les fans. En masse. Corentin et Grégoire, qui ont vu ça sur Facebook, sont de ceux-là. Ils sont arrivés il y a 20 minutes, mais devront patienter encore trois quart d’heure, avant de pouvoir commander Whoppers et autre Oignons ring. Les spécialités maison.

Aller-retour à Reims

Non loin dans la file d’attente, Wassim, 26 ans, «avait entendu que ça ouvrait demain». Dans le doute, il est quand même passé dans la matinée. Mais «quand j’ai vu les rambardes, je me suis dit que ça devait ouvrir aujourd’hui». Alors, après un détour par la fac, il est revenu faire le pied de grue devant l’établissement.


Burger King: Les clients racontent leur premier… par 20Minutes

Et attendre une heure ne lui fait pas peur. «Des fois, on fait bien la queue plus longtemps pour une attraction à Disneyland», relativise le jeune homme. Quand on aime, on ne compte pas. Lui avait d’ailleurs fait l’aller-retour à Reims, il y a quelques mois. Histoire d’assouvir un besoin de Burger King «et aussi pour le fun».

A l’intérieur du restaurant, bondé, Abdel et Elhadj prennent la direction de la sortie. Ils ont l’air ravi, malgré une attente de près d’une heure avant d’avoir pu passer commande. «Sortis des cours exprès», ils viennent d’engloutir leur menu et ont déjà prévu de revenir. Pourquoi? «Bah parce que c’est américain. Nous tout ce qui est américain, ça nous attire!»
«Tout ça pour un burger»

Assis à une table avec un ami, Alexis est lui aussi venu «par plaisir», lâche-t-il. Devant lui, quelques frites et un sandwich qu’il ne terminera pas. Informé à midi de l’ouverture, il a séché les cours pour venir, mais «n’avais même pas très faim».

Devant cette afflux de consommateurs, Marie, affiche un sourire. Pour son premier jour, cette salariée se réjouit «de cette belle ambiance» dans le restaurant, qui doit fermer ses portes à minuit. Mais à l’extérieur, il y a quelques réticents.

Comme Ghislain et Baptiste, qui s’éloignent de la foule, l’air dépité. «Tout ça pour un burger, c’est n’importe quoi», estiment les deux potes. Quant à Alexandre, qui reste posté devant la file d’attente «impressionnante», il n’est pas près à faire une heure de queue.

Un peu plus loin, à une table du Starbuck Café, qui jouxte Burger King, Boris et Marine étaient venus vérifier que le restaurant ouvrait bien aujourd’hui. Ils attendront pourtant avant d’en profiter. «Il y a trop de monde.» Et puis, «on a attendu des années, on peut patienter encore un peu».

Sources : 20minutes

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Levez vous !

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Le Marché Transatlantique, un pas de plus vers la gouvernance mondiale (P. Hillard / B. Poncelet)

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En cas de crise, les banques pourront prélever les dépôts des épargnants

Après la ponction des épargnants chypriotes cette année et l’idée émise par le FMI d’une supertaxe de 10% sur le patrimoine, l’Europe vient d’entériner la participation des déposants au renflouement des banques en cas de crise grave. L’accord, scellé mercredi 11 décembre, est passé relativement inaperçu, alors qu’il pourrait être d’une importance capitale pour les épargnants.

Les Européens se sont mis d’accord sur une loi prévoyant des règles de renflouement interne des banques, ou « bail-in », afin d’éviter de faire participer les Etats au sauvetage des établissements financiers.

« Grand pas franchi ce soir: accord #BRRD pour 28 », a écrit sur son compte twitter le commissaire européen chargé des Services financiers, Michel Barnier, en référence à la directive sur le sauvetage des banques. « Contribuables ne seront plus premiers à payer pour erreurs des banques », a-t-il ajouté.

« C’est un pas fondamental vers la réalisation de l’union bancaire », a assuré Michel Barnier dans un communiqué.

Des représentants du Parlement européen, du Conseil qui représente les Etats, et de la Commission européenne se sont mis d’accord au cours d’un « trilogue » sur ce texte, qui s’appliquera aux 28 Etats membres.

Cette nouvelle directive s’articulera avec le Mécanisme unique européen de résolution des banques, qui fait toujours l’objet de difficiles négociations au niveau des ministres, et destiné lui à la seule zone euro. Les ministres des Finances doivent se retrouver mercredi prochain pour tenter de finaliser un accord sur ce sujet.
Dépôts garantis jusqu’à 100.000 euros

Selon la directive, lorsqu’une banque sera en difficulté, les autorités nationales pourront intervenir pour l’empêcher de sombrer. De source européenne, on a indiqué qu’une « recapitalisation préventive et des instruments publics de stabilisation » étaient prévus « sous de strictes conditions ».

La recapitalisation ne concernera ainsi « que les banques solvables qui doivent être recapitalisées en cas de faiblesses identifiées par les tests de résistance ».

Si une banque est proche de la faillite, le renflouement interne ou « bail-in » s’appliquera, par opposition au « bail-out » privilégié pendant la crise et qui faisait appel à l’argent public, creusant ainsi les déficits.

Les premiers à payer seront les actionnaires et les créditeurs (autrement dit les épargnants qui disposent de fonds sur leurs comptes), qui devront couvrir au minimum 8% des pertes de la banque avant que l’on puisse faire appel à des fonds nationaux de résolution, abondés par le secteur bancaire.

Les dépôts seront garantis jusqu’à 100.000 euros. Au-dessus de cette somme, les personnes physiques et des petites et moyennes entreprises bénéficieront d’un traitement préférentiel par rapport aux autres créanciers.
Transparence des banques

Chaque Etat membre devra mettre en place des fonds de résolution nationaux qui devront atteindre un niveau de 1% des dépôts couverts dans les 10 ans.

« Toutes les banques devront contribuer à ces fonds mais les contributions seront plus importantes pour les banques qui prennent plus de risques », a dit Michel Barnier.

Les banques devront mettre des « réserves de côté pour les temps difficiles », afin de « rendre le secteur financier plus robuste pour qu’il prête à l’économie réelle », a-t-il commenté sur twitter.

Ces règles du « bail-in » entreront en vigueur au 1er janvier 2016. La Commission avait d’abord prévu une application à partir de 2018, mais la Banque centrale européenne avait fait part de ses inquiétudes pour la période intermédiaire, craignant que le Mécanisme de résolution unique de la zone euro n’ait à régler le sort de certaines banques sans disposer de cet outil.

Jusqu’ici, ce sont les Etats, avec l’argent des contribuables, qui renflouaient les banques (un « bail out »). Ce renversement pose un certain nombre de questions, notamment sur la transparence de la gestion des banques pour les épargnants. Les informations disponibles pour les clients sont souvent très compliquées à décrypter pour juger de la santé financière de leur établissement bancaire. En outre, cela assure les banques de ne pas faire faillite, ce qui pourrait les inciter à être moins prudentes sur les marchés.

Sources : Challenges

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